L'UIT met en avant le rôle des TIC dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre
Communication présentée à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques
Genève, le 12 décembre 2007 — L'Union internationale des télécommunications (UIT) a présenté à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Bali (Indonésie) une communication mettant en évidence le rôle que jouent les technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les changements climatiques, en ce qu'elles sont à la fois à l'origine de ces changements et susceptibles d'y remédier.
Passant en revue les activités se rapportant aux changements climatiques, l'UIT a déclaré que les TIC peuvent jouer un rôle indispensable dans la lutte contre les changements climatiques. Elles peuvent être utilisées pour la surveillance à distance des changements climatiques et la collecte de données scientifiques sensibles - utilisant la télémesure ou la télédétection par satellite, par exemple. En outre, les technologies intelligentes peuvent ouvrir la voie à une génération entièrement nouvelle de produits consommant peu d'énergie, notamment dans le domaine des réseaux de nouvelle génération (NGN, next generation network) auxquels le Secteur de la normalisation de l'UIT (UIT-T) consacre des travaux spécialisés de la plus haute importance.
La Conférence, organisée du 3 au 14 décembre à l'invitation du Gouvernement de l'Indonésie, réunit les représentants de plus de 180 pays ainsi que les observateurs d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales, et les représentants des médias.
L'UIT a souligné que la prolifération des "produits TIC" dans les foyers et les bureaux, et leur utilisation dans le monde entier, engendre des charges de plus en plus lourdes en termes de consommation d'énergie. Le témoin de veille des ordinateurs, lecteurs de DVD, téléviseurs et chargeurs de batterie, dans les bureaux et les foyers, n'est que trop familier. Et le développement des services accessibles en permanence, via les téléphones large bande ou mobiles en veille, a considérablement accru la consommation d'énergie par rapport aux téléphones fixes, qui ne nécessitent pas une source d'alimentation indépendante. Les besoins en énergie qui imposent les modes de vie modernes dans certains pays de haute technicité commencent d'ores et déjà à se faire sentir dans d'autres pays.
L'UIT a mis l'accent sur l'importance qu'il y a à favoriser l'utilisation des TIC en ce qu'elles constituent un élément moteur pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et trouver des moyens d'atténuer les effets des changements climatiques. L'UIT peut financer et promouvoir des études scientifiques visant à mettre en œuvre de nouvelles mesures pour lutter contre les effets négatifs des changements climatiques. Dans le cadre de la politique unifiée des organisations du système des Nations Unies, l'UIT peut contribuer, dans ses domaines de compétence, à aider les Etats Membres et à instaurer des partenariats avec le secteur privé pour mettre au point des technologies plus efficaces sur le plan énergétique.
Pendant sa visite à l'UIT en juillet de cette année, le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a fait la déclaration suivante: L'UIT ouvre la voie à la communauté internationale, et devrait contribuer à l'étude de questions de portée mondiale comme le changement climatique, qui auront des répercussions durables sur le devenir de l'humanité. "L'UIT est une des parties prenantes qui compte en matière de changement climatique" a-t-il déclaré.
Principales activités de l'UIT liées aux changements climatiques
• Un colloque international qui sera organisé à Kyoto en avril 2008 dans le cadre de la fonction de veille technologique de l'UIT s'attachera à faire mieux comprendre le rôle que jouent les TIC dans les changements climatiques. Il aura notamment pour but de définir de nouveaux domaines d'application pour les travaux de normalisation, dont chacun s'accorde à reconnaître l'importance fondamentale. Pour de plus amples informations, voir le document d'information ici.
• La coordination des ressources orbitales et des fréquences pour les satellites qui jouent un rôle essentiel dans la collecte de données sur les changements climatiques, tels que les systèmes d'observation de la Terre et les systèmes mondiaux d'observation du climat (GCOS, global climate observing system).
• Les travaux de normalisation sur la réduction de la puissance requise des équipements de télécommunication, y compris des équipements terminaux et des équipements de réseau, qui présenteront notamment l'intérêt, sur le plan de l'environnement, de réduire la production de gaz à effet de serre et le réchauffement de la planète. Les normes relatives aux réseaux NGN, actuellement en cours de mise au point à l'UIT, devraient permettre de réduire de 40% la consommation d'énergie par rapport aux réseaux de télécommunication d'aujourd'hui.
• Un examen de haut niveau de la politique des pouvoirs publics et l'établissement de lignes directrices visant à aider les pays en développement à tirer pleinement parti des applications des TIC aux fins de la gestion de l'environnement et du développement durable.
• En décembre 2007, le Groupe consultatif de la normalisation des télécommunications (GCNT) de l'UIT a souscrit sans réserve à la proposition d'organiser un Colloque international visant à procéder à un examen systématique de l'ensemble de ses normes (Recommandations de l'UIT-T) au regard des changements climatiques. Une liste de points à vérifier devant être établis pour faire en sorte que l'atténuation des changements climatiques soit prise en compte à un stade précoce de l'élaboration des normes pour éviter d'avoir à procéder à des remaniements techniques ultérieurs.
• Deux technologies concrètes à la pointe de l'actualité dans le domaine de la normalisation - l'identification radiofréquence (RFID, radio frequency identification) et les réseaux de capteurs universels (USN, ubiquitous sensor network) - peuvent aider à réduire la consommation de combustibles fossiles, en utilisant des capteurs de mouvement qui n'allument les appareils d'éclairage qu'en cas de nécessité ou en assurant la régulation automatique des appareils de chauffage.
• D'importants travaux sur l'utilisation des TIC dans le cadre de la préparation aux catastrophes (surveillance, détection et prévision), visant à:
a) atténuer les effets négatifs des changements climatiques;
b) offrir des solutions pour les secours en cas de catastrophe.
Dans ce contexte, l'UIT organise à Genève, du 10 au 12 décembre 2007, un "Forum mondial sur l'utilisation efficace des télécommunications/TIC dans la gestion des catastrophes naturelles: Sauver des vies".
• Une participation aux initiatives en faveur d'une ONU climatiquement neutre. L'Union a été la première organisation à utiliser des outils de travail en ligne qui rendent possibles l'organisation de réunions virtuelles et la fourniture de services à distance. De plus en plus souvent, les réunions des instances dirigeantes et les grandes conférences se déroulent dans un environnement sans papier avec des équipements permettant aux différentes parties d'y participer à distance. Les émissions de C02 générées par la participation même de l'UIT à la Conférence de Bali (soit environ 3 187 kg) ont été rendues climatiquement neutres, ainsi que celles des autres organisations du système des Nations Unies, par des réductions compensatoires dans le cadre du mécanisme pour un développement propre (MDP) du protocole de Kyoto.
La treizième Conférence des 192 Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la troisième réunion des 176 Parties au Protocole de Kyoto devraient en principe définir les lignes directrices d'un futur accord international relatif à une initiative mondiale de grande envergure visant à lutter contre les changements climatiques durant la période post-2012, année durant laquelle la première phase du Protocole Kyoto prendra fin.
Présidée par Monsieur Hamid BESSALAH, Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, une journée d’études, consacrée à la présentation de la version béta de ‘’Bee Linux- made in algeria » ’’ a été organisée Samedi 14 Février 2009 au Ministère de la poste et des TIC.
Cette rencontre a regroupé les ingénieurs et développeurs d’INEODEV qui, il convient de le signaler, sont installés à ALGER (Oued Smar), ainsi que les chercheurs, les universitaires, les étudiants et les spécialistes des différents secteurs intéressés par l’OPEN SOURCES.
Cette version est développée parn INEODEV société de services spécialisée notamment dans les logiciels libres et la sécurité informatique. Bee Linux offre un système d'exploitation complet intégrant tous les outils indispensables : internet (navigateur et messagerie), suite bureautique, multimédia, jeux,...
La première version de Bee Linux est sortie début janvier 2009. L'environnement de bureau est Xfce 4.4.2. Parmi les principales applications, elle intègre OpenOffice.org, Firefox, Gimp, Amarok, Compiz-fusion. Elle peut être utilisée sur un émulateur type VMWare. Elle est publiée sous licence MPL (Mozilla Public Licence).
‘’Bee Linux’’ est un système d’exploitation téléchargeable gratuitement (open source) multilingue : Arabe, Tamazight et Français. Il est conçu pour faire tourner toutes les applications y compris les applications Windows.
En termes de sécurité informatique, il utilise une solution novatrice ‘’Bastille’’, préconfigurée dans le système d’exploitation, plus performante que celle des concurrents.
Un premier test de benchmarking classe Bee Linux comme meilleure performance en termes de vitesse de chargement (Boot).
Cette présentation a été suivie par un large débat qui a permis d’apporter des précisions et des explications techniques et technologiques.
Cette innovation a été saluée comme une avancée, dans le développement des logiciels en Algérie, en mesure de s’imposer vis-à-vis des concurrents sur le plan international.
Depuis qu’il a été mis sur site début du mois de janvier 2009, Bee Linux- made in algeria a enregistré 5000 téléchargements et selon le forum de discussion, il a fait preuve d’une grande stabilité.
A l’issue des travaux de cette journée d’études, les encouragements que Monsieur le Ministre a adressé à INEODEV sont destinés à mobiliser les compétences humaines nationales, aussi bien les résidents en Algérie que ceux résidents à l’étranger, pour constituer un réseau de recherche-développement-innovation spécifique aux logiciels libres.
Source : SITE MPTIC