Qui, en Europe, ouvrira le premier service de Femtocellule ? Alors que les industriels se précipitent sur ce marché, des rumeurs apparaissent sur les risques présentés par une technologie dangereuse et non rentable. La question est posée d’associer la convergence FMC de la Femtocellule avec l’IMS.
Les femtocellules sont crées par des stations de base de réseaux radioélectriques cellulaires installées à l’intérieur des habitations ou des entreprises et connectées au réseau général par une liaison en haut débit. Cette technologie permet une meilleure couverture radioélectrique à l’intérieur des bâtiments, une augmentation de la capacité des réseaux et (dit-on !) une réduction des dépenses des exploitants de réseau mobile. Facilité réellement rentable pour l’exploitant ou gadget offert aux abonnés ?
Le premier service européen de Femtocellules
Quel est l’exploitant européen qui ouvrira le premier service des Femtocellules ? Selon les études conduites par IMS Research, après les essais effectués dans le domaine des Femtocellules, le déploiement en Europe devrait commencer en 2008. Mais, par qui ? Motorola a conduit des essais avec Softbank au Japon. Huawei en a conduit également avec Telefonica O2 en Espagne et au Royaume-Uni. Le marché, bien qu’il s’agisse de cellules plus petites que les pico-cellules, s’annonce prometteur et tous les exploitants sont intéressés. Il est en effet lié au développement des nouvelles technologies HSPA, WiMAX et LTE qui se mettent en place et à la disponibilité de processeurs multi cœurs bon marché. La convergence fixe mobile (FMC) et la déferlante des nouveaux services multimédia stimulent les appétits. Les experts d’IMS Research parient sur une initiative d’Orange ou de Tele2 pour ouvrir ce marché.
Mais l’Idate a une autre opinion. Les déploiements de femtocellules 3G UMTS seront limités en 2008. Les normes ne sont pas disponibles et la résolution des problèmes d’intégration réseau pourraient contribuer à retarder l’ouverture de ce marché en 2009 ou en 2010, avec néanmoins en prévision 10 millions de femtocellules UMTS. Selon l’Idate, les exploitants sur les premiers rangs de cette technologie seraient d’abord AT&T, Telefonica O2, SoftBank, Sprint, T-Mobile et Vodafone.
L’exploitant américain Sprint Nextel est en réalité le premier à lancer aux Etats-Unis la commercialisation de femtocellules auprès de ses abonnés de Denver et d’Indianapolis. Un déploiement plus large est prévu courant 2008. Fournie par Samsung et compatible avec les radiotéléphones Sprint, l’équipement est vendu 50 dollars. L’abonnement téléphonique (en usage illimité) varie entre 15 et 30 dollars par mois.
De sérieux doutes sur les Femtocellules
Selon un rapport fourni par Analysys, la technologie des Femtocellules, bien qu’attrayante, porte en elle de sérieux problèmes et aussi des risques (“Femtocells in the Consumer Market : business case and marketing plan”). Elle promet en effet une plus grande mobilité à l’intérieur des murs et même, car elle autorise aussi la mobilité lorsque l’utilisateur passe de l’extérieur à l’intérieur de chez lui. Les exploitants de réseau ne devraient pas gagner autant qu’on l’imagine avec cette technologie. Si elle permet plus de souplesse dans les usages, elle ne doit pas pour autant détruire l’équilibre financier des exploitants. Et comme elle devrait mettre en jeu plusieurs technologies simultanément, au voisinage probable de celles des concurrents, elle devient une bombe à retardement en raison de problèmes techniques et de dégradations de la qualité de service, lesquels peuvent être mis en évidence tardivement. Enfin, la combinaison des supports de réseaux fixe mobile ou la réalisation de terminaux multimodes ne semblent pas toujours faciles à réaliser et surtout à rentabiliser. Que les exploitants mobiles cherchent à prendre en charge totalement l’abonné de réseau fixe, cela semble une stratégie acceptable sur le plan commercial. C’est de bonne guerre ! Sur le plan technique, il ne faut pas se faire d’illusions avec un quelconque miracle de dizaines de millions de Femtocellules tombant dans l’ « escar-celle » (de taille macro ou limitée à la microcellule !). La tête de réseau domestique qui doit distribuer les hauts débits à l’intérieur a encore bien des fonctions à assumer et elle devra aussi évoluer avec le temps. Ne rêvons pas !
IP Multimedia Subsystem, la convergence et les Femtocellules
Les déploiements en faveur de l’IMS (IP-Multimedia Subsystem) sont en cours aux Etats-Unis et en Asie et cette mise en œuvre devrait apporter un éclairage plus concret sur la convergence fixe mobile (FMC). Selon la société Aricent, spécialisée dans la fourniture de logiciels et d’équipements de réseau, les constructeurs de terminaux ont trouvé une niche à exploiter avec cette convergence et ils travaillent plus à l’expérimentation des possibilités offertes que pour une phase d’adoption de solutions. Les fournisseurs de services soumis à la FMC souhaiteraient disposer de souplesse dans la disponibilité et l’utilisation des fréquences. Les exploitants qui disposent à la fois de ressources filaires et radio sont loin d’être pénalisés, mais il faut parvenir à gérer de façon efficace la qualité de service à travers des milliers de routeurs et d’équipements très variés. La société Aricent fait justement remarquer qu’un fournisseur de service assujetti à la FMC se doit d’apporter une assistance efficace rapide et bon marché à tout problème rencontré par le client. Or, ce n’est ni l’exploitant de réseau, ni le fournisseur de service qui gère le spectre de fréquences à l’intérieur du domicile de l’utilisateur. Pour cette raison, la société Aricent estime que le terminal téléphonique ou le portable doit inclure des fonctionnalités mémorisées et associées à l’IMS. Cette architecture fournirait en effet une connexion en IP de bout en bout en IP avec l’aide et la compatibilité de l’IMS à la fois dans le terminal et dans la Femtocellule.
Motorola est prêt !
Motorola est prêt à assumer ses responsabilités sur le déploiement de la technologie des Femtocellules. Les tests en 3G, effectués avec le concours de plusieurs exploitants européens de réseau, sont pleinement satisfaisants. La technologie repose sur des normes ouvertes du Femto Forum et associent les équipements d’abonnés, les terminaux 3G, un concentrateur de réseau, des services d’intégration de systèmes, ainsi que le logiciel Motorola de gestion des équipements domestiques, appelé Netopia Broadband Server. La technologie des Femtocellules a été mise en œuvre avec succès par Spring Nextel et le service Wi-Fi de T-Mobile. La voix, la télévision et la vidéo devraient permettre le succès de ce déploiement.
Nokia Siemens Networks et Bouygues Telecom
Bouygues Telecom a choisi la solution de Nokia Siemens Networks pour améliorer la couverture GSM de ses clients à l’intérieur des bâtiments, qui consiste à utiliser des stations de base compactes, afin d’optimiser et d’étendre la couverture radio dans les immeubles de bureaux, dans les locaux industriels en sous-sol ou autour des points d’accès Wi-Fi.
Pour Bouygues Telecom, qui rêve à "devenir la marque préférée de service de communication personnelle", cette solution très économique permet d’accroître le trafic sur son réseau afin de répondre à la demande des entreprises en matière de communications sans fil et d’offrir aux utilisateurs professionnels des services voix et données aussi performants en intérieur qu’en extérieur. Bouygues Telecom peut, en outre, couvrir efficacement et à moindre coût les bâtiments élevés, les centres commerciaux, etc.
Cette solution s’appuie sur des stations de base GSM pico cellulaires de Nokia Siemens Networks et sur une infrastructure IP. Pour ce projet, Nokia Siemens Networks est en charge des opérations de conception, d’installation, d’intégration et de maintenance de cette solution spécialement conçue pour améliorer la couverture à l’intérieur et au coeur des bâtiments. Les premiers essais ont été réalisés avec succès et cette solution innovante est désormais disponible. Nokia Siemens Networks propose une gamme complète de solutions d’intérieur pour réseaux radio, dont les stations de base pico-cellulaires pour GSM/EDGE et WCDMA, ainsi qu’une solution « Femto Home Access ».
Présidée par Monsieur Hamid BESSALAH, Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, une journée d’études, consacrée à la présentation de la version béta de ‘’Bee Linux- made in algeria » ’’ a été organisée Samedi 14 Février 2009 au Ministère de la poste et des TIC.
Cette rencontre a regroupé les ingénieurs et développeurs d’INEODEV qui, il convient de le signaler, sont installés à ALGER (Oued Smar), ainsi que les chercheurs, les universitaires, les étudiants et les spécialistes des différents secteurs intéressés par l’OPEN SOURCES.
Cette version est développée parn INEODEV société de services spécialisée notamment dans les logiciels libres et la sécurité informatique. Bee Linux offre un système d'exploitation complet intégrant tous les outils indispensables : internet (navigateur et messagerie), suite bureautique, multimédia, jeux,...
La première version de Bee Linux est sortie début janvier 2009. L'environnement de bureau est Xfce 4.4.2. Parmi les principales applications, elle intègre OpenOffice.org, Firefox, Gimp, Amarok, Compiz-fusion. Elle peut être utilisée sur un émulateur type VMWare. Elle est publiée sous licence MPL (Mozilla Public Licence).
‘’Bee Linux’’ est un système d’exploitation téléchargeable gratuitement (open source) multilingue : Arabe, Tamazight et Français. Il est conçu pour faire tourner toutes les applications y compris les applications Windows.
En termes de sécurité informatique, il utilise une solution novatrice ‘’Bastille’’, préconfigurée dans le système d’exploitation, plus performante que celle des concurrents.
Un premier test de benchmarking classe Bee Linux comme meilleure performance en termes de vitesse de chargement (Boot).
Cette présentation a été suivie par un large débat qui a permis d’apporter des précisions et des explications techniques et technologiques.
Cette innovation a été saluée comme une avancée, dans le développement des logiciels en Algérie, en mesure de s’imposer vis-à-vis des concurrents sur le plan international.
Depuis qu’il a été mis sur site début du mois de janvier 2009, Bee Linux- made in algeria a enregistré 5000 téléchargements et selon le forum de discussion, il a fait preuve d’une grande stabilité.
A l’issue des travaux de cette journée d’études, les encouragements que Monsieur le Ministre a adressé à INEODEV sont destinés à mobiliser les compétences humaines nationales, aussi bien les résidents en Algérie que ceux résidents à l’étranger, pour constituer un réseau de recherche-développement-innovation spécifique aux logiciels libres.
Source : SITE MPTIC