Fibre optique : premier bilan mitigé du déploiement en France
Un an après les premières expérimentations et les effets d’annonces, les opérateurs dressent un bilan en demi-teinte du déploiement de la fibre. Ils se plaignent notamment de difficultés réglementaires pour installer leur réseau dans les immeubles.
« Il n'y a pas encore de ruée du grand public vers la fibre optique. » Cet aveu d'Yves Parfait, directeur de projet fibre chez Orange, donne le ton de la conférence sur le déploiement de la fibre optique auprès du grand public, qui s'est tenue à Paris le 11 décembre. Une conférence (*) qui réunissait les principaux acteurs du secteur - Free, Neuf Cegetel, Numericable, Orange - sans oublier le régulateur des télécoms, l'Arcep.
Tous assurent que la fibre optique suscite un réel intérêt des consommateurs. Problème, peu d'usages tirant partie de cette technologie sont mis en avant. « La mise en ligne d'un album photo prend plus d'une heure en ADSL alors qu'il suffit de quelques minutes avec la fibre », souligne par exemple Orange.
Techniquement, l'opérateur historique commercialise dans plusieurs villes une offre fibre intégrant jusqu'à 100 Mbit/s en réception et 10 Mbit/s en émission, facturée 45 euros par mois. Et en déboursant 20 euros de plus, le débit en émission monte aussi à 100 Mbit/s (symétrique) - un gain très sensible pour la mise en ligne d'images.
Neuf Cegetel met également en avant les vertus de l'upload en très haut débit. « Vous disposez de l'IPTV partout alors qu'en ADSL elle n'est disponible que sur certaines zones », précise Daniel Caclin, responsable du Très Haut Débit chez Neuf Cegetel. Pour mémoire, il faut être situé en général à moins de trois kilomètres d'un répartiteur téléphonique pour disposer de la TV par ADSL. Toujours au chapitre des usages, le patron de Neuf évoque encore la vidéo à la demande (VOD), les programmes en haute définition, les futures TV communautaires, et reprend l'exemple de l'album photo.
Quelques dizaines de milliers d'abonnés réels
« Il n'y a aucun doute sur le fait que la demande est là », explique Maxime Lombardini, directeur général de Free. Soit, mais comme les autres opérateurs présents, il se refuse à communiquer le nombre réel de clients aujourd'hui abonnés à l'offre fibre optique de Free. Ajoutant simplement que « ce nombre n'est pas encore significatif ». Selon nos informations, ils seraient seulement quelques dizaines à Paris, plus environ 500 anciens abonnés de Citéfibre qu'Iliad a racheté fin 2006.
Quant à Numericable, le câblo-opérateur ne communique que sur les foyers raccordables (2 millions fin 2007), c'est-à-dire les foyers présents sur une plaque réseau qui a fait l'objet d'une mise à niveau avec de la fibre. De son côté, Neuf Cegetel indique disposer d'environ 15 000 abonnés fibres réels, en réalité tous d'anciens clients d'Erenis et Mediafibre, opérateurs fibre rachetés par Neuf en 2007.
Enfin Orange préfère ne communiquer que sur des objectifs, plutôt ambitieux : 150 000 à 200 000 abonnés à la fin 2008.
Bref, le nombre réel d'abonnés grand public en très haut débit en France se monte à quelques dizaines de milliers. Les opérateurs ont pris du retard par rapport à l'objectif de quatre millions de foyers équipés d'ici à 2012, fixé par le gouvernement Villepin.
(*) Ce « premier bilan sur le déploiement de la fibre optique en France » était organisé par le club d'affaires EBG (Eletronic Business Group) en partenariat avec Completel. (suite...)
Vers un « droit à la fibre » dérivé du « droit à l'antenne »
Comment accélérer le déploiement ? De l'avis de tous, et particulièrement de Free, le principal frein se situe au niveau des syndics de copropriété. « La procédure est trop complexe. L'installation de la fibre dans un immeuble se décide en assemblée générale, qui a lieu une fois par an », déplore Maxime Lombardini.
Orange et Free confirment que les syndics sont peu enclins à proposer l'installation de la fibre car les travaux sont pris en charge par les opérateurs. Or, les syndics se rémunèrent sur les travaux qu'ils font voter.
Les opérateurs réclament donc une évolution de la réglementation encadrant les travaux de copropriété. L'inspiration pourrait venir du droit à l'antenne, qui existe déjà pour l'installation d'une antenne sur les toits. Selon ce droit, n'importe quel particulier peut autoriser l'installation d'une antenne sur le toit de son immeuble. C'est d'ailleurs un droit qu'exploite l'opérateur Ozone pour installer des antennes Wi-Fi sur les habitations.
La solution pourrait donc venir de la constitution d'un « droit à la fibre ». « Nous y réfléchissons », confirme à ZDNet.fr, Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'Arcep. « Mais il s'agira plus d'obliger les syndics à évoquer la question de la fibre sous certains délais, plutôt que de permettre à n'importe quel occupant d'autoriser une installation. » Sur ce point, les réflexions du gendarme des télécoms se font avec Bercy, qui devrait également évoquer ce droit à la fibre le 13 décembre, à l'occasion d'un comité de pilotage sur le très haut débit.
Enfin autre frein souligné par Free : les difficultés pour accéder aux fourreaux d'Orange, souvent les seules infrastructures disponibles pour tirer la fibre. « Nous avons obtenu que ces fourreaux soient ouverts aux autres opérateurs en saisissant le Conseil de la concurrence, mais les cartes des emplacements ne sont pas à jour et il n'y a pas encore d'offre tarifaire », précise Maxime Lombardini. « Il s'agit pour l'instant plus d'une déclaration d'intention que d'une réalité », conclut le responsable de Free.
Présidée par Monsieur Hamid BESSALAH, Ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, une journée d’études, consacrée à la présentation de la version béta de ‘’Bee Linux- made in algeria » ’’ a été organisée Samedi 14 Février 2009 au Ministère de la poste et des TIC.
Cette rencontre a regroupé les ingénieurs et développeurs d’INEODEV qui, il convient de le signaler, sont installés à ALGER (Oued Smar), ainsi que les chercheurs, les universitaires, les étudiants et les spécialistes des différents secteurs intéressés par l’OPEN SOURCES.
Cette version est développée parn INEODEV société de services spécialisée notamment dans les logiciels libres et la sécurité informatique. Bee Linux offre un système d'exploitation complet intégrant tous les outils indispensables : internet (navigateur et messagerie), suite bureautique, multimédia, jeux,...
La première version de Bee Linux est sortie début janvier 2009. L'environnement de bureau est Xfce 4.4.2. Parmi les principales applications, elle intègre OpenOffice.org, Firefox, Gimp, Amarok, Compiz-fusion. Elle peut être utilisée sur un émulateur type VMWare. Elle est publiée sous licence MPL (Mozilla Public Licence).
‘’Bee Linux’’ est un système d’exploitation téléchargeable gratuitement (open source) multilingue : Arabe, Tamazight et Français. Il est conçu pour faire tourner toutes les applications y compris les applications Windows.
En termes de sécurité informatique, il utilise une solution novatrice ‘’Bastille’’, préconfigurée dans le système d’exploitation, plus performante que celle des concurrents.
Un premier test de benchmarking classe Bee Linux comme meilleure performance en termes de vitesse de chargement (Boot).
Cette présentation a été suivie par un large débat qui a permis d’apporter des précisions et des explications techniques et technologiques.
Cette innovation a été saluée comme une avancée, dans le développement des logiciels en Algérie, en mesure de s’imposer vis-à-vis des concurrents sur le plan international.
Depuis qu’il a été mis sur site début du mois de janvier 2009, Bee Linux- made in algeria a enregistré 5000 téléchargements et selon le forum de discussion, il a fait preuve d’une grande stabilité.
A l’issue des travaux de cette journée d’études, les encouragements que Monsieur le Ministre a adressé à INEODEV sont destinés à mobiliser les compétences humaines nationales, aussi bien les résidents en Algérie que ceux résidents à l’étranger, pour constituer un réseau de recherche-développement-innovation spécifique aux logiciels libres.
Source : SITE MPTIC